Les vaches sont-elles vaccinées ?

En France, la vaccination des bovins n’est pas systématiquement obligatoire. Dans la plupart des cas, elle relève d’un choix sanitaire de l’éleveur, souvent réalisé en lien avec son vétérinaire, pour réduire le risque d’épidémie au sein du troupeau. Chez Féroce, nos éleveurs n’ont pas recours à une vaccination préventive systématique, car leur modèle d’élevage limite naturellement plusieurs facteurs de risque. Ce choix ne repose pas sur une opposition de principe à la vaccination, mais sur une logique de prévention par le système d’élevage lui-même. D’abord, les animaux sont issus de races rustiques, adaptées à leur environnement. Ils vivent dehors, se déplacent librement, exercent leurs muscles, bénéficient de la lumière naturelle et consomment une alimentation principalement composée d’herbe, conforme à la physiologie d’un ruminant. Cette combinaison favorise un meilleur état général, donc une meilleure capacité de résistance face aux agressions extérieures. Ils ont également accès à une grande diversité végétale : prairies naturelles, haies, plantes sauvages. Cette diversité agit comme une forme de pharmacopée naturelle, dans laquelle les animaux peuvent sélectionner instinctivement certaines plantes selon leurs besoins. Ensuite, la rotation des pâturages joue un rôle sanitaire important. En changeant régulièrement de parcelle, les animaux restent moins longtemps exposés aux zones contaminées par les déjections. Cela permet de réduire la pression parasitaire, notamment celle de certaines larves qui se développent dans les bouses, et de limiter les risques associés à une stagnation prolongée sur les mêmes sols. Le deuxième facteur clé est l’absence de concentration en bâtiment. Dans les élevages intensifs, la promiscuité favorise la circulation rapide des agents infectieux. À l’inverse, des animaux vivant en extérieur, sur de grands espaces, avec une densité faible, sont moins exposés aux contaminations massives et aux propagations rapides au sein du troupeau. Enfin, les élevages avec lesquels nous travaillons sont plus autonomes. Ils dépendent peu ou pas d’intrants extérieurs, d’aliments concentrés ou d’achats réguliers d’animaux. Moins il y a d’entrées dans l’élevage, moins il y a de risques d’introduire des agents pathogènes venus de l’extérieur. Autrement dit, le risque sanitaire n’est pas traité uniquement par une intervention préventive. Il est réduit en amont, par l’environnement, l’alimentation, la densité animale, la rotation des pâturages et l’autonomie du système. La vaccination peut toutefois devenir obligatoire dans certaines situations sanitaires spécifiques, notamment en cas de foyer réglementé à proximité d’un élevage. À ce jour, nos élevages partenaires en Normandie n’ont pas été concernés par une telle obligation, et nous n’avons donc pas été confrontés à ce cas.


" Nous ne vaccinons pas nos animaux. Nous effectuons une prise de sang annuelle conformément au protocole sanitaire. On vérifie ainsi la bonne santé du troupeau ( indemne IBR, tuberculose, fièvre aphteuse, brucellose). De par notre modèle d'élevage, hormis les taureaux reproducteurs, tous les animaux sont nés sur l'exploitation." - Francois Lemière



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Mis à jour le : 19/08/2026

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